Et bien cette fois ci on n'y a pas échappé ! La pluie était au rendez vous. Et même si cela est arrivé qu'en début d'après midi c'était suffisant pour faire trempette dans nos chaussures (du moins pour moi pour rallier Bras, car c'est justement sur cette partie qu'il pleuvait le plus) !
La journée avait commencé comme d'habitude à ceci près que nous passions à 8H pour l'heure de départ. J'avais donc mis le réveil avec une demie heure d'avance. Tranquillement je déjeunais en lisant le journal de la veille quand soudain vers 7H30 je me suis souvenu que je devais partir pour 8H à Saint Max et non à 8H comme les autres fois !
Je m'habille comme les pompiers qui sautent dans leur pantalon en enfilant leur bottes et hop prêt en 3 mn chrono me voilà parti.
En arrivant à Saint Maximin (à l'heure) il y'a quelques cyclistes mais ce n'est pas la foule des grands jours. On se demande bien pourquoi ? Auto-application du principe de précaution vis à vis d'une météo capricieuse et incertaine ?
Serge est là. Mais comme il bosse ce WE il nous accompagnera que jusqu'à Rians.
On n'attendait plus que Jacky pour partir. - Le voilà il arrive ! Serge remarque alors qu'il porte un collant et une veste à manches longues. Ce qu'il lui fera dire : Il a dû consulter la météo de Brest avant de venir. En fait , la suite donnera raison à Jacky car si Brest n'est pas en Provence, c'était bien la Provence qui avait adopté un climat breton. En revanche, Eric lui avait opté (mauvaise pioche) pour une tenue estivale, en mettant pour la première fois de la saison un cuissard court, mais avec des gants d'hiver !
Pas non plus de Francis au départ. On va doute le récupérer en passant par Ollières. Le groupe s'élance...
Au rond-point de U on récupère Jean-Paul. Un peu avant Ollières, Georges qui avait été sans doute trop optimiste s'est ravisé en décidant de retourner chez lui pour récupérer un imper (ouais cela pourrait servir...).
A Ollières nous avons crié "Francis !" en passant devant chez lui, mais pas de réponse.
Jean-Paul est allé à la rencontre de Georges et nous avons continué tranquillement pour leur permettre de revenir sur nous. Ceci nous a permis de monter la côte de Rians en totale décontraction. Cela contraste avec certains départs effectués sur les chapeaux de roues. Bon cela n'est pas pour nous déplaire car autre nouveauté de l'année, au programme il y avait en plus des 2 parcours habituels un long parcours de 143 kms. Dans les discussions de départ on ne savait pas encore qui ferait quoi.
Dans la montée de Rians Georges et Jean-Paul nous ont rejoint. Georges était en forme, dixit Jean-Paul qui lui même avouait d'être en petite forme...
Au sommet Georges s'arrête pour lever son imper qu'il venait de mettre. C'est à ce moment là que Jacky s'écria - allez, allez il faut y aller ! Bon c'était plus une plaisanterie qu'une véritable "attaque". Georges n' a pas eu bien grand mal pour recoller à nouveau.
Dans la descente vers Rians nous avons rejoint Gérard, Patrick et Louis partis de Pourrières en passant par les Puits de Rians.
Dans Rians on a récupéré Gilbert et qui en s'accrochant a pu rester avec nous jusqu'au rond-Point de Mirabeau pour ensuite continuer vers Jouques sur le petit parcours (ceci avec une bonne partie de manivelles comme toujours à cet endroit). Comme prévu Serge nous a quitté à Rians pour rentrer par Esparron.
A Mirabeau, j'avais indiqué à Richard qu'il fallait prendre la petite route à droite et non pas la départementale principale pour aller à la Tour d'Aigues.
Lorsqu'ils se sont engagés, des cris s'élevèrent pour indiquer qu'ils se trompaient alors que ce n'était pas le cas.  Ayant confirmé que c'était bien le parcours tout le monde repartit dans cette direction.
A la Tour d'Aigues en bas petit flottement. Richard choisi l'option du contour par la gauche, évitant ainsi le sévère coup de cul du passage par le centre. Sur le haut la première moitiè du groupe est parti sur la droite pour rejoindre Grambois (parcours 2 - 109 kms) et l'autre moitié sur la gauche pour aller vers Ansouis (Parcours 1 - 143 kms). J'étais devant le groupe de gauche. Sébastien à mes côtés s'est demandé quel parcours on faisait. Lui répondant que c'était le long , il allait faire demi-tour, quand à ce moment là, les autres avaient eux aussi changé de direction. Allions nous tous faire le grand parcours. Que neni ! Toujours devant à la sortie de la Tour d'Aigues j'ai tourné  suivi de Gérard, Patrick, Louis, pour prendre la route d'Ansouis. A nouveaux des cris s'élevèrent pour me dire que le gros du peloton avait fait le choix d'un parcours Bis, ni 1 ni 2. Georges prit le commandement de tête et on s'élança vers La Motte d'Aigues reprendre le parcours 1 sans avoir à aller jusqu'à Lourmarin.
Il ne pleuvait pas encore mais fatigue, motivation ou principe de précaution, cela contentait tout le monde. C'est à ce moment là que choisi le groupe de faire une halte "pipi".
A Grambois, la montée était sérieuse. "Presque" tous groupés le passage dans Grambois s'est bien passé. C'est la montée suivante qui a réduit cette frêle homogénéité à néant. Les plus costauds devant. A noter que Patrick est resté devant pour lâcher un peu de lest sur la fin. Louis aussi avait bien récupéré de sa précédente sortie. Sébastien sans se mettre en danseuse à bien négocié la montée comme  à son habitude. Tandis que Gérard et moi fermions la marche. En fait , Gérard avait déjà perçu des signes de perturbations dans sa transmission.
Dans la descente sur Mirabeau on s'est regroupé et on a rejoint Christophe et Eric qui s'était sans doute arrêté pour enfiler son imperméable car les premières gouttes avaient fait leur apparition. Dommage pour les cuisses l'imper n'était pas assez long.
Soudain Gérard a fait signe pour s'arrêter. Constat : sa roue libre s'était dévissée ! Sans outil il a essayé de la resserer à la main, en espérant que cela allait suffire...
En arrivant au pont de Mirabeau Christophe, Georges et Jean-Paul sont revenus à notre rencontre. En prenant la route de Jouques on s'aperçut que Gérard n'était plus là. Louis, Patrick et moi retournèrent pour retrouver Gérard.
Pensant que Gérard a pris la direction vers Saint Paul, Louis et Patrick me font signe qu'il vont essayer de le rejoindre. Quant à moi je poursuis mon chemin vers Jouques en sachant pertinent qu'il me sera impossible de revenir sur les autres.
Dans Jouques, c'est le bouchon, car il est 11H15 et la cérémonie du 8 mai 1945 est sur le point de se dérouler.
C'est à la hauteur du canal de Provence avant Rians que Patrick me tapera sur l'épaule. Gérard et Louis étaient là aussi. C'est grâce aux outils d'un pécheur dans la Durance que Gérard doit sa "survie". En effet, c'est au moment de la jointure avec les autres que son pignon s'est à nouveau coincé. Et nonobstant ses cris, personne ne l'a entendu.
Ce regroupement m'a permis de passer la côte de Rians dans leurs roues. On se sépara au carrefour pour les puits de Rians. Poursuivant ma route sous de fines gouttes il ne me restait plus que la dernière côte avant de basculer sur Ollières.
Après Ollières j'ai pris la petite route longeant l'autoroute. La seconde partie est presque impraticable (à éviter). Il était 12H40. Mais il me restait à rentrer sur Bras. Et malheureusement la route était détrempée et j'ai pris la douche par dessus et dessous. Mais je commence en avoir l'habitude. Déjà mercredi j'avais pris une bonne rincée. Belote et rebelote, vivement la fin des Saints de glace !