Retour sur la sortie du lundi 21 février 2011,

groupe1

(photo non contractuelle ! 14-10-2010)

Par une de nos superbes après-midi ensoleillées d'hiver, très ventée, nous avons fait une sortie qui mérite d'être relatée.

En effet, de par la composition du groupe et le déroulement de la sortie, nous avons eu le plaisir de constater que nous pouvions rouler bon train malgré les différences d'âge, de niveaux et d'états d'âme, tout en permettant à chacun de s'amuser, passant un bon moment en toute convivialité.

Nous étions une quinzaine au départ dont deux jeunes de la Roue d'Or "invités" par Jean-Paul F.

Comme chaque fois qu'il y a du vent on démarre par la montée vers Rians. La sortie de Saint Maximin s'est effectuée très tranquillement.

C'est en prenant la route d'Ollières, que les premiers s'aperçoivent qu'une bonne moitié de la troupe n'est plus là.

Arrivent Charles et Pierre qui nous signalent une crevaison à l'arrière. Puis ils continuent en vue de la montée de Rians.

Le groupe de tête fait alors demi-tour pour aller à la rencontre de ceux qui se sont arrêtés. Bernard T. finissait de gonfler sa roue avant. Et nous voilà repartis ! Dans la montée de Rians, on rejoint Charles et Pierre tandis que les plus costauds filent vers le sommet à une allure bien au-dessus des capacités de la majorité d'entre-nous. Qu'à cela ne tienne chacun monte à sa main ! Et les premiers n'hésitent à faire un demi-tour pour  redescendre pour récupérer le reste de la troupe. Belle image que celle d'un jeune de 17 ans discutant avec Charles dans la côte de Rians ! Nous retrouvant au sommet au complet, nous repartons pour la descente ! A l'amorce de la remontée suivante, nous remarquons alors qu'il manque Charles ! Nous sommes 4 ou 5 à faire demi-tour pour aller à sa rencontre... Rien de bien méchant, au sommet il avait simplement "démarré" avec un temps de retard...

Nous nous mettons alors devant pour le ramener contre le vent Au sommet de la bosse, les autres nous attendaient, et le regroupement s'effetue « one more time ». La descente s'effectue en roue libre, mais à l'approche de Rians avec le vent dans le dos et la route en légère pente, les chevaux sont lâchés ! Les costauds, particulièrement Vincent et son frère, se lancent dans un sprint comme à une arrivée de course. Pour aussitôt lever le pied en s'arrêtant au rond-point à la sortie du village. Michel M. propose une scission en deux groupes : ceux qui veulent faire plus court prennent la  direction de Saint-Martin tandis que ceux qui souhaitent rallonger, passent par Ginasservis avec l'éventualité de se retrouver sur Varages.

Nous nous retrouvons à 9 sur le parcours le plus long. Avec le vent de dos, on se régale, mais à un moment, sur un relais de Jean-Paul toujours aussi appuyé, je crie "pas plus vite ! ". C'est alors que Jean-Paul, Vincent et son frère prennent le large tandis qu'Olivier observe une allure en adéquation avec le restant du groupe. Un peu plus loin, nous rejoignons les "échappés" qui s'étaient ... arrêtés pour nous attendre. L''un d'eux me dira qu'il a crû entendre "plus vite !" et qu'il avait donc été étonné de voir que nous n'avions pas suivi... Dans la plaine, toujours vent dans le dos, nous nous sommes mis à discuter, nous contentant de "tourner les jambes". Au carrefour de Gina, Jean, Bernard et Michel R. ont préféré reprendre la route vers Esparon. Je ne sais pas s'ils ont pu rejoindre le premier groupe.

Jusqu'à La Verdière, nous avons levé le pied pour attendre Alain qui avait pris l'option de rouler cool pour apprécier le beau temps et le paysage. A plusieurs reprises, il nous dira de ne pas l'attendre. Dès lors, dans la descente sur Varages, le groupe restant s'en donne à coeur joie (l'un de nous dira avoir roulé à 60 km/h pour remonter à la hauteur de Jean-Paul). Après le regroupement à Varages, nous prenons la direction de Brue. Dans la bosse, ce sont toujours les mêmes qui prennent le large ... pour s'arrêter au sommet, en attente du regroupement. La descente sur Brue se fait rapidement, mais sans excès, et sur le dernier « raidard », les meilleurs s'expliquent pour la "prime" ce qui n'empêche pas pour autant qu'à Brue, nous soyons à nouveau tous ensemble. Direction Bras par Val Rose, c'est une portion de route où les rouleurs peuvent à nouveau s'exprimer. Ce qu'ils ne manqueront pas de faire ! Bye bye ! On ne va plus les revoir ! Et bien non ! En haut du « coup de cul », ils sont arrêtés et nous attendent. Le retour s'effectue tranquillement – ce qui est relatif... A la dernière côte, avant Bras, Jean-Paul et ses acolytes s'amusent à faire le sprint " à la pancarte" - en l'occurrence "à la poubelle". A l'entrée du village, ils nous attendent juste au moment de rencontrer Jean-Louis P. et Daniel qui eux revenaient du Val.

M'arrêtant là, je remercie nos deux jeunes d'avoir roulé comme ils l'ont fait. Il est vrai que Jean-Paul les avaient bien "préparés". Ils étaient venus avec l'idée de rouler cool, de tourner simplement les jambes. En tant que coursiers, c'étaient pour eux une sortie de récupération. Bien sûr, pour leur entraînement, ils ne pourraient pas rouler tout le temps comme cela. C'est compréhensif. Néanmoins pour nous cela a été profitable et eux mêmes se sont dits ravis de leur sortie avec des "anciens". Quoiqu'on fasse il n'a pas été possible de partir tous ensemble et de revenir tous ensemble. Mais partager les 25 premiers kilomètres permet quasiment à chacun de rouler à son rythme, sur la distance de son choix. Pourquoi ne pourrions nous pas faire de même pour toutes nos sorties ?

Gageons que dès que les beaux jours nous le permettront, partant tous à la même heure, nous saurons rouler de concert la première, au moins, vingtaine de kilomètres.

A bientôt,

Michel