carteBras Le 20 juin 2009. Un sonnerie de réveil (en fait un téléphone qui sert aussi de réveil, d'appareil photo, de camera, d'agenda, d'accès à Internet...) se met à sonner. 5H30, il est temps de se préparer pour être à l'heure au rendez-vous au parking de Saint Maximin fixé à 7H-15. Un petit déjeuner plus tard et une petite mise en jambe pour aller à Saint-Maximin en vélo, Michel est le premier (normal dixit le théorème "plus on est loin, plus on arrive tôt"). Arrivent Manu et Bernard, puis Serge et en dernier Jérémy juste à 7H (lui aussi venant en vélo de Seillons - contre exemple du théorème précédent). Les vélos sont répartis dans les véhicules et nous voilà partis. Le trajet jusqu'aux Salles se passe sans difficulté ( en voiture c'est à peine si l'on s'aperçoit que ça monte à la sortie d'Aups ). 8H15 -Nous voilà aux Salles. Gilbert, venant de Rousset, était juste derrière nous et nous suivait en fait depuis un petit moment. On sort les bécanes, on s'équipe. Gilbert prêt avant tout le monde part déjà en reconnaissance, tant pis pour lui il ne sera pas sur la photo du départ "officiel". 8H35 - Un peu de retard sur le planing. Le temps est superbe. Il ne fait pas chaud. Le reste des troupes part groupé, mais sans le savoir, il part dans le sens unique qui fait faire tout le tour des Salles. Bon on visite, on fait du tourisme et on pourra dire que nous avons fait le tour des Salles. Enfin, le groupe rejoint la bonne route et c'est tout de suite un hors d'oeuvre consistant :  la montée sur Aiguines (8 km). Bien sûr l'allure est tranquille. Juste avant d'arriver à Aiguines Gilbert est rejoint. La traversée d'Aiguines se fait sans s'arrêt. Sans transition le "peloton" groupé entame la montée du col d'Illoire. Avec derrière vers le sud le mont Marges (1570m). Première grosse difficulté de la journée. Les organismes n'étant pas encore trop éprouvés, la montée se fait assez bien pour tout le monde. Jérémy que l'on a du mal à retenir est parti devant (en fait c'est pour avoir le temps de prendre des photos...). Un trio formé de Manu, Serge et Michel a suivi. Puis sont arrivés au col d'Illoire Bernard et un peu après Gilbert. Dans la montée, en bon connaisseur de la nature Serge avait repéré dans le ciel le vol majestueux de vautours.
- Regardez, là sur votre gauche ce sont des vautours !
- Est ce des gypaètes ?
- Non, ce sont des vautours fauves ou moines.
En danseuse, la tête levée vers le ciel, nous regardons ces magnifiques rapaces planer au dessus de nos têtes. Tout à coup :
- là d'autres vautours ! Nous en compterons jusqu'à six.
AE_Vue_de_la_Corniche_SublimeAprès le regroupement au col d'Illoire, le groupe entame une première descente. Une telle descente, c'est du pur régal. Quoiqu'il faille être très attentif à cause de l'étroitesse de la route, mais aussi à cause des nombreux cailloux jonchant la chaussée et ceci malgré les grillages de retenue placés sur les falaises pour éviter la chûte des pierres. La descente avalée, le groupe arrive au pont de l'Artuby. Une queue se presse pour attendre son tour pour avoir le droit de se jeter la tête la première dans le vide en saut à l'elastique(180 m de hauteur, le plus haut d'Europe). De plus, il faut débourser plus de 100 euros pour avoir le grand frison ! Le groupe remonte vers les "balcon de la Mescla". Soudain, Jérémy plante un démarrage ! Quelle mouche l'a piqué ? En fait, c'était sans doute pour épater la galerie car il y avait de belles touristes qui passaient par là. Peu de temps après, Jérèmy après s'être laissé descendre à l'arrière annonce au groupe de tête que Gilbert a décidé de rebrousser chemin. Michel rebrousse alors chemin pour venir à la hauteur de Gilbert qui lui dit alors :
- Je vais retourner en flanant pour apprécier le paysage, j'ai pas envie de me faire mal. Y'a pas de problème je préfère visiter les lieux en roulant cool, on se retrouvera je vous attendrai aux Salles.
- OK, nous devrions y être vers 13H, 13H30, à toute à l'heure.
C'est donc à cinq que le périple s'est poursuivi. Nouvelle longue montée. Passage à la Bergerie du Plateau. Cours de botanique par Serge. Il nous signale une plante à fleurs jaune que les moutons ne mangent pas. Ces fleurs se sachant "protégées" ne poussent quasiment que lorsqu'il y'a des moutons. En effet, preuve à l'appui en passant devant la bergerie , celle-ci est entourée de ces fameuses fleurs.
Nouvelle descente fantastique. Pour ensuite remonter un petit mur, juste avant de basculer sur Trigance. Attention descente dangereuse, très raide et deux virages très serrés vers le bas. A Trigance, on fait la pause fontaine. Manu en profite pour téléphoner à Noëlle pour lui dire de trouver un restaurant et que nous serons là vers 13H30 avec l'incertitude relative à la question : faire ou ne pas faire la boucle de la Maline ! On verra bien lorque nous serons de l'autre côté du Verdon.
La descente sur le Verdon, le passage à Soleils se fait à vive allure. Manu le plus souvent se trouve en-tête, les autres assurent pourtant (pour le moment) des relais. Entre-temps Bernard a annocé la couleur :
- pas de Maline pour moi, je file directe sur La Palud.
Le restant du groupe faisant alors le choix de faire La Maline (mais pas le malin) se met à rouler assez fort, laissant Bernard monter à son allure ! Arrivé au point Sublime on ne prend pas le temps d'aller au belvédère qui doit être remplis de touristes vu le nombre de véhicules présents sur le parking jouxtant un troquet à souvenirs.
Michel :- Tiens cette route vers Rougon je ne l'ai jamais prise.
Serge - C'est raide. C'est là que je suis allé lors du lâchage du programme d'implantation des premiers vautours dans le massif du Verdon (Voilà l'explication des connaissances de Serge sur les Vautours c'est lui qui les as mis là).
Encore un peu de descente et puis nous voilà à nouveau remontant vers La Palud. La chaleur et la fatigue commençant à se faire sentir cette partie avec le vent de face n'a pas été une partie de plaisir. Sans hésiter le groupe s'engage sur la route des crêtes. Sur les premiers kilomètres la pente étant assez douce, le groupe des 4 se met à discuter.
Michel - Je me souviens d'une fois aux boucles du Verdon, on a descendu La Maline (en sens contraire du sens présent) lorsque la DDE avait fait recouvrir la route de graviers. C'était de la folie de descendre dans ces conditions.
MourreDeChanierJérémy - Qu'est ce sommet que nous voyons sur notre droite ?
Serge :- C'est le "Mourre de Chanier". Le sommet culmine à près de 1930 m. C'est ce sommet enneigé que nous voyons l'hiver lorsque nous empruntons le route de Brue-Auriac. Manu à son tour demande :
- Et ce sommet devant nous un peu sur la droite ?
Serge : - Je ne le connais pas.
Manu : Et toi Michel le connais-tu ?
Michel : Non plus.
Après vérification sur internet, le pic en question devrait être "La montagne de Robion"(1659m). Après ce préambule géophysique les choses sérieuses ont réellement commencées. Les discussions laissèrent place à des sortes de halètements poussifs. Jérémy et Manu se détachèrent sur une centaine de mettre. Michel et Serge suivirent, piano, piano. Des portions droites à 10% se dressèrent sous nos roues. Tantôt en danseuse, tantôt assis. Il faut essayer toute les positions. La chaîne est toute à gauche, mais cela semble encore insuffisant. Enfin, on arrive sur l'avant dernier Belvédère et on prend cette fois ci le temps de faire des photos souvenirs.

Photo027Serge suggère alors compte tenu du temps qui nous reste de redescendre par où nous sommes montés, ce qui nous ferait gagner quelques kilomètres et gagner une remontée sur la Palud. Manu reprends l'idée à son compte et demande à Michel ce qu'il en pense. Ce dernier ne se fait pas prier pour faire plus court. Et c'est reparti dans la descente. A peine quelques minutes plus tard nous voilà de nouveaux à La Palud. Au centre du Village nous faisons une nouvelle pause fontaine. Nous en profitons pour tenir un brin de causette avec les sympathiques autochtones. Une fois rafraichi le groupe attaque la dernière montée à la sortie de La Palud. Bon c'est dur mais c'est presque la fin. Vient enfin la descente sur le lac de Sainte Croix. Contrairement à la rive gauche, ce côté est plus large et il n'y a pas de pierres. Sauf que dans un virage Manu a été obligé de faire un écart car il y en avait justement une. La descente se fait très rapidement. C'est juste si Serge a le temps de nous indiquer une cascade qui se trouve juste au dessus de la route. On remonte encore un peu une nouvelle fois et quelques virages rapidement pris plus tard nous voilà sur la départementale qui va nous ramener aux Salles. Manu apparemment encore plein de ressources prend la tête du groupe et nous ramène à bon port à un train soutenu. Ce qui a fait dire plus tard à Michel que nous n'avions pas senti le vent. Ce à quoi Manu avait répondu :
- Bien sûr sur le bord du lac je n'ai pas vu grand monde prendre le relais.
Manu_Bain_213H20 - Sur le parking du centre des Salles Gilbert, Bernard , Viviane et Noëlle nous attendaient sagement à l'ombre. Gilbert et Bernard (arrivé une demi-heure avant le groupe des 4) était en tenue "civile". Les nouveaux arrivants se changèrent, Manu alla même piquer une tête dans le lavoir municipal. Puis le groupe se dirigea vers le restau l'Escapade, pour une sortie plus gastronomique cette fois.

Au final, une superbe sortie, un site du Verdon considéré comme faisant partie des sept ou huit merveilles du monde, sous des conditions idéales, souhaitons seulement que la prochaine fois nous serons plus nombreux pour en profiter et partager ces moments de pur convivialité et de bonheur.

Michel - 25 juin 2009